Au Cesta, la mobilisation continue
Mardi 13 octobre, quatre jours après avoir accueilli deux chefs d’État au Laser Mégajoule, les salariés du Cesta ont débrayé pour réclamer une augmentation générale des salaires. Leur message est clair : l’excellence que l’on montre au monde doit aussi être reconnue sur la fiche de paie.
Une mobilisation rare, un message fort
Au Cesta, les grèves sont rares : le dernier mouvement remontait à 2022. Mardi 13 octobre à 13 heures, plus de 300 salariés ont pourtant débrayé et se sont réunis autour de l’intersyndicale à l’entrée du site, en présence de la presse, que nous remercions pour sa présence et ses articles.
Ce mouvement n’a rien d’improvisé. Il avait été voté fin septembre lors d’une assemblée générale qui avait réuni 300 salariés, avant même que l’on sache que le président de la République viendrait au Barp. Comme dans tous les centres du CEA, la revendication est la même : une augmentation générale des salaires.
Les représentants de l’intersyndicale ont lu à plusieurs voix le courrier remis à la conseillère du président de la République, puis le compte rendu de l’intersyndicale nationale sur cet entretien, obtenu lors de la visite d’État.
Pourquoi nous nous mobilisons

Pendant ce temps, l’inflation n’a cessé de progresser, et plus fortement encore depuis 2023. Les salariés paient chaque mois l’écart entre leur salaire figé et le coût de la vie.
Le Laser Mégajoule sous les projecteurs
Le 9 octobre, dans le cadre de sa visite d’État en France, le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, s’est rendu au Laser Mégajoule avec le président de la République, Emmanuel Macron.
Cette visite a été couronnée de succès, notamment grâce à la démonstration présentée aux deux chefs d’État. Ce succès est d’abord celui des équipes du Cesta, qui ont préparé l’événement avec exigence et professionnalisme. Bravo à elles.
Le Cesta, c’est la conception d’ensemble des têtes nucléaires de la dissuasion française et l’exploitation du Laser Mégajoule. Un site d’une importance stratégique majeure, que les salariés ne retrouvent plus sur leur feuille de paie.
Une heure avec la conseillère du Président
Le Président n’a pas reçu l’intersyndicale. Mais ses représentants ont obtenu un entretien d’une heure avec Marina Caillaud, conseillère industrie et participations publiques du président de la République, à qui ils ont remis un courrier exposant nos revendications.
Résultat : la promesse d’un entretien à Bercy, puisque c’est le ministère des Finances qui décide des augmentations collectives. Une promesse n’est pas une augmentation. Le débrayage a donc été maintenu.

La Direction est venue à la rencontre des salariés
Yvan Martin, directeur du centre, est venu sur place pendant le mouvement et a pris la parole devant les salariés. Il a rappelé le contexte et indiqué que leur message était entendu par l’administration générale et transmis aux tutelles.
Nous remercions la Direction pour ce geste et pour le dialogue avec l’intersyndicale. Nous attendons désormais que ce message soit suivi d’effets.
Une section sur le terrain
Les élus et militants de la section CFE-CGC SICTAM du Cesta ont été très mobilisés, de l’assemblée générale de septembre jusqu’au débrayage : préparation, accueil des salariés, présence sur le stand, échanges avec chacun. Bravo et merci à eux pour leur engagement.
Merci à toutes et à tous
À l’intersyndicale, pour le travail commun qui a rendu cette journée possible, même quand ce n’est pas toujours simple.
Aux salariés mobilisés et déclarés grévistes : sans vous, nos revendications perdent leur force. Votre présence a compté.
À la presse, et notamment à Sud Ouest, pour avoir relayé notre mobilisation.

La section CFE-CGC SICTAM du Cesta
