Le 5 juin, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a présenté le cinquième Plan santé au travail (PST5) pour 2026-2030. La CFE-CGC, associée à son élaboration, en a livré son analyse.
Voici les points qui nous concernent directement :
Les malaises cardio-vasculaires, un risque pour l’encadrement
Pour la CFE-CGC, la prévention des accidents graves passe par une meilleure prise en compte des malaises : ils représentent 57 % des accidents mortels au travail. La Confédération insiste en particulier sur les malaises d’origine cardio-vasculaire, qui touchent notamment les salariés de l’encadrement sous l’effet du stress et des conditions de travail.
Les risques psychosociaux au cœur de l’absentéisme
La CFE-CGC rappelle, citant le directeur général de la CNAM, que 40 % de l’absentéisme est lié aux risques psychosociaux. Elle souligne aussi le rôle central du management : trop de manageurs sont submergés par le reporting et les injonctions, sans le temps ni les marges de manœuvre pour gérer correctement l’humain.
Santé mentale : le bon interlocuteur, c’est le médecin du travail
La CFE-CGC insiste sur la nécessité de bien distinguer risques psychosociaux et santé mentale. Elle met aussi en garde : se confier ouvertement à sa DRH sur sa santé mentale peut être risqué pour un salarié. Le médecin du travail est là pour l’accompagner et faire aménager son poste, sans dévoiler sa pathologie.
Le conseil de la CFE-CGC SICTAM : rien ne vous oblige à tout dévoiler sur votre état de santé, surtout si votre médecin traitant estime qu’il n’a pas d’incidence sur votre travail. Le médecin du travail est là pour protéger votre santé au travail, pas pour recueillir des confessions : c’est à vous de choisir ce que vous partagez. La même prudence vaut pour les confidences entre collègues. Dans un contexte de concurrence, certains pourraient être tentés de s’en servir contre vous. Parler, oui, mais aux bonnes personnes : votre médecin, le médecin du travail, ou un élu CFE-CGC SICTAM, en toute confidentialité.
Des actes, pas seulement des intentions
La CFE-CGC regrette le manque d’informations sur les résultats du précédent plan, et prévient qu’elle sera très vigilante sur la mise en œuvre concrète du PST5. Au CESTA, la CFE-CGC SICTAM fera de même : nous veillerons en CSSCT à ce que ces orientations se traduisent dans notre document unique et dans l’organisation du travail.
Chaleur et climat : des risques à évaluer
Le PST5 prévoit d’outiller les employeurs face aux risques liés au dérèglement climatique. Pour la CFE-CGC, cela doit se traduire par l’évaluation des risques liés à la canicule dans le document unique (DUERP) et par des moyens de prévention concrets sur le terrain. Le 24 juin, le ministre a d’ailleurs proposé la création d’un groupe de travail paritaire à l’automne pour anticiper les prochaines canicules.
Source : « Plan Santé au travail 2026-2030 : les analyses de la CFE-CGC », cfecgc.org, 29 juin 2026.
#cfecgc.org
L’INDÉPENDANCE DES IDÉES, LA COHÉRENCE DES ACTIONS
